Traiter la souffrance au travail

Les malaises en entreprise ne sont pas souvent pris en considération. Tout employé dans une entreprise est exposé à des troubles et à des dangers appelés risques psychosociaux. Des souffrances au travail subies inconsciemment ou traitées tardivement ont de graves conséquences psychiques et psychologiques chez le « patient ». Pour traiter la souffrance au travail, il faudra identifier les différents signes de la souffrance, définir les rôles de chacun et voir les différents conseils pour y remédier.

Connaître les différentes manifestations de la souffrance au travail

La souffrance au travail peut se manifester de différentes manières. Vu comme un simple mal être au travail à des manifestations plus graves pour ne plus revenir au travail sont des symptômes alarmants d’une souffrance d’un travailleur. La souffrance au travail est définie comme des risques sur la santé générée par des activités professionnelles. Elle peut prendre différentes formes. Le stress chronique est la souffrance la plus connue et observée au travail. Des difficultés de concentration, des maux de tête et des troubles anxieux peuvent être des signes de stress qu’il ne faut pas prendre à la légère. Vécu et subi de manière continue, le mal être au travail s’installe. L’épuisement professionnel causé par l’environnement et le social et par un manque de lâcher prise fait partie des souffrances les plus répandues au travail. Elle est souvent manifestée par un manque de motivation, un vide intérieur ou encore un épuisement physique, moral ou émotionnel. Le harcèlement moral est l’extrême souffrance détruisant tout l’individu durant ses activités professionnelles et peut être sanctionné. Le harcèlement sexuel est aussi pris en compte dans les risques et souffrances qui peuvent survenir au travail. Manque de sens, ennui, addiction au travail sont tout autant des signes alarmants d’une souffrance entraînant des problèmes de santé et psychiques affectant la vie de l’employé. Les manifestations de la souffrance au travail diffèrent sur chaque personne qui en souffre. Elles peuvent paraître insignifiantes, mal exprimées ou enfouies dans chaque individu. Chacun a un rôle à jouer pour y remédier et pour permettre l’épanouissement et le bien-être de tout un chacun dans le milieu du travail. Pour trouver toutes les informations utiles pour lutter contre ce fléau pour votre entreprise et pour vous-même, cliquez souffrance au travail.

Les rôles de l’entreprise et de l’employeur pour traiter la souffrance au travail

L’employeur a le premier rôle pour remédier à la souffrance au travail. Il doit veiller à ce qu’aucun mal être ne s’installe dans son entreprise. Des premiers troubles anxieux à des plaintes, l’employeur doit faire appel au comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail ou CHSCT pour lutter contre la souffrance au travail. Ce comité est le premier médiateur entre le travailleur et l’employeur pour faciliter tout dialogue et toute communication entre eux. Il se doit d’informer en premier l’employeur si un de ses employés est en état de détresse et de souffrance. C’est le comité lui-même qui doit identifier les différents facteurs causant cette souffrance et les rendre compte à l’employeur pour prendre les mesures nécessaires à cela. Après identification et dialogue, la personne souffrante sera redirigée vers des professionnels compétents, à l’écoute et disponibles pour traiter son cas. Ces professionnels diffèrent selon la gravité et les manifestations du mal être au travail subi par l’employé. Le médecin de l’entreprise, le médecin traitant, le psychologue, l’inspecteur du travail ou encore l’avocat sont des professionnels à contacter dans ce genre de situation. L’employeur avec l’aide du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail au risque d’être sanctionné et d’être appelé en justice a l’obligation selon le code du travail, de prévenir et de traiter toute nuisance au travail. C’est l’employeur et lui seul qui doit garantir la santé mentale de ses salariés. Les signaux d’alertes comme le taux d’absentéisme ou la baisse de performance au travail devront toujours être pris en compte.

Salariés et souffrance au travail ? que faire ?

Pour différentes raisons parfois non identifiées, les plus gros soucis s’installent déguisés en stress ou en troubles anxieux que parfois la victime ou le salarié ne s’en rend compte que lorsqu’un fort épuisement se fait sentir. En inhibant ses émotions et en gardant en soi toutes les frustrations au travail, l’employé souffre. Comme l’exige le code de travail, les collègues se doivent l’entraide. Pour prévenir la dévastation d’une souffrance au travail, le salarié doit exprimer ses ressentis et lâcher prise. Selon la gravité de la situation, il est appelé à communiquer et à dialoguer avec les représentants du personnel et/ou avec l’employeur. Pour éviter d’aggraver son cas, il est conseillé autant que cela soit nécessaire de demander rendez-vous et consulter son médecin du travail dès que des troubles se fassent ressentir. Il est tenu au secret professionnel. La prévention est la meilleure solution pour ne pas pousser l’employé dans un état de détresse. Savoir dire non est un acte libérateur et ne doit pas être une source de conflits. La peur de perdre son travail, d’être en conflits avec ses collègues ou son employeur sont des causes très probables d’un mal être au travail. Consulter un médecin et/ ou un psychologue est aussi un moyen pour une victime de lâcher prise et d’empêcher sa souffrance de persister. Le salarié pourra ensuite poursuivre une formation ou un coaching professionnalisant afin de gagner la confiance en soi et de reprendre avec motivation son travail. Pour les fautes graves et les conflits qui n’ont pas abouti à des règlements à l’amiable, faire recours à une juridiction pénale ou les instances prud’homales restent la solution adéquate.

Les mesures à prendre en cas de mal être au travail

L’employeur et le salarié jouent chacun leur rôle pour prévenir et lutter contre la souffrance au travail. Après conflit et constatation de ce mal être au travail, de nouvelles mesures et organisations doivent être prises afin de maintenir un bien être continu au sein du travail et d’optimiser le taux de productivité de l’entreprise. Faire respecter et rappeler les réglementations de l’entreprise ne suffisent pas pour prévenir et guérir la souffrance au travail. En remettant en question les organisations et en établissant de nouvelles conditions permettraient d’éradiquer ou d’atténuer les situations de souffrance dans une entreprise. L’employeur et le comité CHSCT se doivent de réviser et de proposer des solutions au niveau organisationnel : sur les heures supplémentaires par exemple, au niveau managérial : faciliter le dialogue. De nouvelles mesures au niveau individuel doivent aussi en découler comme adapter le salarié à un poste qui lui correspond, orienter et le conseiller selon ses besoins et ses capacités.

Autres solutions envisageables

Après consultation des professionnels compétents, il est possible d’envisager des solutions pour guérir de la souffrance et travail. Ayant été victime d’un harcèlement, le salarié pourrait prendre quelques jours de repos ou au pire, de quitter son poste pour s’orienter vers de nouveaux horizons. Il est possible de sortir du mal être au travail en prenant quelques jours de congé. L’addiction au travail considérée comme signe de souffrance au travail pourra se guérir en équilibrant la vie émotionnelle, physique et mentale de la victime. Ceci en passant des moments de détente en famille, de se consacrer à ses propres loisirs. Pour faciliter et reconnecter le dialogue entre employeur et collègues, des team building ou des séminaires incentives pourront être organisés en vue de renouer les liens. En améliorant la qualité de vie au travail, par un réaménagement de l’espace de travail ou une organisation des moments de détente et de lâcher prise serait une source de motivation et de bien-être au travail. Ce sont des manières de prévenir et d’éradiquer la souffrance au travail.